La Chirurgie de la poitrine

AUGMENTATION MAMMAIRE
RECONSTRUCTION DU SEIN PAR PROTHÈSE
HYPERTROPHIE MAMMAIRE
PTOSE MAMMAIRE
L’INVAGINATION DU MAMELON

PLASTIE D’AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHESES

L’hypoplasie mammaire est définie par le volume de seins insuffisamment développés par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut être la conséquence d’un développement insuffisant de la glande à la puberté, ou apparaître secondairement par perte du volume glandulaire (grossesse, amaigrissement, perturbations hormonales….).
Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse (poitrine  « tombante »avec affaissement de la glande, distension de la peau et aréoles trop basses).
Cette hypotrophie est souvent mal acceptée physiquement et psychologiquement par la patiente qui le vit comme une atteinte à sa féminité, avec pour corollaire une altération de la confiance en soi et un mal-être, parfois profond, pouvant aller jusqu’au véritable complexe. C’est pourquoi, l’intervention se propose d’accroitre le volume d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation de prothèses.

Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage.
L’enveloppe est dans tous les cas constituée d’un élastomère de silicone. Cette membrane peut être lisse ou texturée (rugueux). Certaines comportent du polyuréthane.
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Toutefois, on peut retenir des principes de base communs.

Les incisions cutanées :

Il existe plusieurs « voies d’abord » possibles :

• Voie aréolaires, avec incision dans le segment inférieur de la circonférence de l’aréole, ou ouverture horizontale contournant le mamelon par-dessous.

• Voie axillaire, avec incision sous le bras, dans l’aisselle.

• Voie sous-mammaire, avec incision placée dans le sillon situé sous le sein.

Le tracé de ces incisions correspond bien sûr à l’emplacement des futures cicatrices, qui seront donc dissimulées dans des zones de jonction ou des replis naturels.

En passant par les incisions, les implants peuvent alors être introduits dans les loges réalisées. Deux positionnements sont possibles :

• Prémusculaire, ou les prothèses sont placées directement derrière la glande, en avant des muscles pectoraux.

Rétromusculaire, ou les prothèses sont placées plus profondément, en arrière des muscles pectoraux.
Le choix entre ces deux emplacements, avec leurs avantages et inconvénients respectifs, aura été discuté avec votre chirurgien.
Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros volume et surtout s’ils sont placés derrière les muscles.
Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs, sera prescrit pendant quelques jours. Dans le meilleur des cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension.
Oedème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps. Le premier pansement est retiré après quelques jours. Il est alors remplacé par un pansement plus léger. Un soutien gorge pourra alors être recommandé nuit et jour pendant quelques semaines.

La plupart du temps, les fils de sutures sont internes et résorbables. Dans le cas contraire, ils seront retirés au bout de quelques jours.
Il convient d’envisager une convalescence avec interruption d’activité d’une durée de 5 à 10 jours. Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.
Un délai de 2 à 3 mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que les seins aient retrouvé toute leur souplesse et que les prothèses se soient stabilisées. L’intervention aura permis une amélioration du volume et de la forme de la poitrine. Les cicatrices sont habituellement très discrètes.

Le gain de volume mammaire a une répercussion sur la silhouette globale, permettant une plus grande liberté vestimentaire. Au-delà de ces améliorations physiques, le recouvrement d’une féminité pleine et entière a souvent un effet très bénéfique sur le plan psychologique.

lipomodelage par transfert de graisse

(Transfert graisseux dans les cas d’augmentation mammaire à visée esthétique ou pour malformations congénitales.)

L’hypoplasie mammaire est définie par des seins de volume insuffisamment développé par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d’emblée (seins petits depuis la puberté) ou peut apparaître secondairement une hypotrophie, à la suite d’un amaigrissement important ou d’une grossesse. L’hypotrophie peut être isolée ou associée à une ptose (c’est à dire un affaissement du sein). Le traitement des hypoplasies mammaires consiste le plus souvent à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d’implants (prothèses) derrière la glande mammaire, ou derrière le muscle grand pectoral. Ce geste peut être associé dans certains cas à un redrapage cutané (cure de ptôse).
Dans certains cas, il est maintenant possible d’augmenter ou de restaurer le volume du sein par transfert de graisse. Cette technique a été initialement mise au point en chirurgie reconstructrice des seins où elle a apporté une avancée considérable. Elle ne peut répondre qu’à des indications précises, et nécessite que la patiente dispose d’un « capital adipeux » suffisant pour permettre un prélèvement de la graisse dans de bonnes conditions. Les patientes très minces ne sont donc pas de bonnes candidates à cette technique.
Elle peut répondre aux attentes d’une patiente souhaitant une augmentation de volume modérée du sein ou désirant retrouver un galbe plus harmonieux sur un sein « vidé » (amaigrissement, grossesse, allaitement).
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principe de base communs :
Le chirurgien commence par procéder à un repérage précis des zones de prélèvement de la graisse, ainsi que des sites receveurs. Le choix de ces zones de prélèvement est fonction des zones d’excès de graisse et des désirs de la patiente, car ce prélèvement permet une amélioration appréciable des zones considérées, en réalisant une véritable lipoaspiration des excédents graisseux. Le choix des sites de prélèvement est également fonction de la quantité de graisse jugée nécessaire, et des sites de prélèvement disponibles. Le prélèvement du tissu graisseux est effectué de façon atraumatique, par de petites incisions cachées dans les plis naturels, à l’aide d’une fine canule d’aspiration (technique dérivée de celle de la lipoaspiration). On procède ensuite à une centrifugation, de manière à séparer les cellules graisseuses intactes, qui seront greffées, des éléments qui ne sont pas greffables (sérosités, huile). Le transfert du tissu graisseux se fait à partir d’incisions de 1à 2 mm à l’aide de micro-canules. On procède ainsi au transfert de micro-particules de graisse dans différents plans (du plan des côtes jusqu’à la peau), selon de nombreux trajets indépendants (réalisation d’un véritable réseau tridimentionnel), afin d’augmenter la surface de contact entre les cellules implantées et les tissus receveurs, ce qui assurera au mieux la survie des cellules adipeuses greffées et donc la « prise de la greffe ». Dans la mesure où il s’agit d’une véritable greffe de cellules vivantes (dont la prise est estimée à 60% à 70% selon les patientes), les cellules greffées resteront vivantes. Le lipomodelage esthétique est donc une technique définitive puisque les cellules adipeuses ainsi greffées vivront aussi longtemps que les tissus qui se trouvent autour d’elles. En revanche, l’évolution de ces cellules graisseuses se fait selon l’adiposité de la patiente (si la patiente maigrit, le volume apporté diminuera). Le résultat est apprécié dans un délai de 3 à 6 mois après l’intervention. Il est le plus souvent satisfaisant, chaque fois que l’indication et la technique ont été correctes : les seins opérés présentent en général un volume plus important et un galbe plus harmonieux. La silhouette est également améliorée grâce à la lipoaspiration des zones de prélèvement (hanches, abdomen, culotte de cheval, genoux).
Une deuxième séance de lipomodelage est envisageable quelques mois plus tard si nécessaire (et si cela est possible compte tenu des zones donneuses de graisse), afin d’augmenter encore le volume des seins, ou d’en améliorer la forme. Dans la mesure où la greffe de cellules graisseuses est une réussite, nous avons vu que ces cellules restaient vivantes aussi longtemps que resteraient vivants les tissus dans lesquels elles ont été gréffées

RECONSTRUCTION DU SEIN PAR PROTHÈSE

La mastectomie ou mammectomie (les termes sont synonymes) correspond à l’ablation de la glande mammaire, d’un fuseau de peau et de l’aréole. Elle reste malheureusement nécessaire dans certaines formes de cancer du sein. Une demande de reconstruction mammaire est tout à fait légitime après mastectomie.
Dans les cas ou la qualité de la peau et du muscle pectoral sous-jacent le permet, le mode de reconstruction le plus simple reste la reconstruction mammaire par prothèse.
Elle peut être précédée d’une période d’expansion tissulaire si la quantité de peau est insuffisante.
L’expansion de la peau se définit comme la possibilité d’augmenter la surface de couverture par la peau de la prothèse permanente sous l’effet d’une traction exercée pendant une courte période.

L’intervention chirurgicale a pour but de reconstituer le volume et les contours du sein par la mise en place d’une prothèse interne au dessous du muscle pectoral.

Elle ne constitue que l’un des temps de la reconstruction mammaire complète qui comporte en outre selon les désirs de la patiente, une reconstruction de l’aréole et du mamelon et éventuellement une intervention sur le sein controlatéral pour améliorer la symétrie.
L’intervention peut durer une à deux heures. En fin d’intervention, un pansement modelant avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.
Les suites opératoires sont en général assez douloureuses pendant quelques jours, pouvant nécessiter de puissants antalgiques.
Ces antalgiques seront ensuite relayés par des antalgiques moins puissants prescrits à la demande pendant une quinzaine de jours. Un gonflement (oedème), des ecchymoses (bleus) du sein reconstruit sont possibles dans les suites. On peut observer une gêne à l’élévation du bras qui ne nécessite pas de rééducation le plus souvent (sauf réalisation d’un curage ganglionnaire dans le même temps).
Le port du soutien-gorge (nuit et jour) peut être nécessaire pendant plusieurs semaines.
Les pansements seront réalisés régulièrement. Il convient d’envisager une convalescence de deux à trois semaines. On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.
La reconstruction par prothèse restaure immédiatement un volume et une forme permettant à la patiente de s’habiller normalement avec un décolleté. Cependant, le résultat final n’est pas acquis d’emblée. Au premier pansement, le sein reconstruit aura un aspect un peu figé, et la peau qui le recouvre sera peu sensible. Des contractures du muscle pectoral sont parfois décrites par les patientes. Cet aspect va progressivement évoluer. Il faut attendre deux à trois mois pour pouvoir apprécier le résultat de la reconstruction et de la symétrisation éventuelle.

Recommandations du Directoire Professionnel des Plasticiens relatives aux implants mammaires et au risque de LAGC

HYPERTROPHIE MAMMAIRE

L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins ( ptôse mammaire) et parfois à un certain degré d asymétrie.
L’intervention chirurgicale à pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptôse et d’une éventuelle asymétrie, afin d’obtenir deux seins harmonieux en eux-mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente (deux seins réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés).
Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Les berges de la peau ainsi découpées sont alors suturées: ces sutures sont à l’origines des cicatrices. Souvent ces cicatrices ont la forme d’un T inversé avec trois composantes: pétri-aréolaire au pourtour de l’aréole entre la peau brune et la blanche, verticale, entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, horizontale, dissimulée dans le sillon sous-mammaire. La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de l’hypertrophie et de la ptôse.
Les suites opératoires sont en gênera peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples. Un gonflement ( œdème) et des ecchymoses des seins, ainsi qu’une gêne à l élévation des bras sont fréquemment observés. Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures, remplacé par un pansement plus léger. On met en place un soutien gorge assurant une bonne contention. Le port de ce soutien gorge est conseillé pendant environ un mois, au décours de l’intervention.
Le résultat peut être jugé entre 6 mois et 1 an après l’intervention: la poitrine à alors le plus souvent un galbe harmonieux , symétrique ou très proche de la symétrie et naturel.

PTOSE MAMMAIRE

La ptose mammaire est définie par un affaissement du sein et une distension de la peau qui l’enveloppe. Le sein est en position trop basse et de plus fréquemment déshabité dans sa partie supérieure. La ptose survient le plus souvent après les grossesses ou un important amaigrissement.
L’intervention chirurgicale a pour but de replacer l’aréole et le mamelon en bonne position, de reconcentrer et d’ascensionner la glande et de retirer la peau excédentaire afin d’obtenir deux seins harmonieux , joliment galbés et ascensionnés.
Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples. Un gonflement ( œdème ) et des ecchymosesdes seins ainsi qu’une gène à l’élévation des bras sont fréquemment observés. Le port d’un soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour, au décours de l’intervention.
Le résultat ; il ne peut etre jugé qu’à partir d’un an après l’intervention , la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel. Au-delà de l’amélioration locale, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.

L’INVAGINATION DU MAMELON

Le mamelon correspond à la zone d’émergence des canaux galactophoriques au centre du sein et de l’aréole. Il réalise un relief et permet la lactation. Ce relief se marque sous l’effet d’une stimulation par contraction du muscle mamillaire.
La projection mamelonnaire est en moyenne de 3 à 7 mm.
Ce relief mamelonnaire peut être peu marqué, inexistant voire ombiliqué. On parle alors de mamelon invaginé.
L’intervention chirurgicale a pour but de reconstituer un relief central au mamelon.
L’objectif est purement morphologique mais en aucun cas fonctionnel dans le but d’allaiter : en effet, l’intervention ne vise pas à améliorer une future lactation.
Il existe plusieurs types de techniques chirurgicales pour traiter une invagination du mamelon et votre chirurgien choisira celle qu’il juge la plus appropriée : dans tous les cas cette intervention laisse une rançon cicatricielle minime et en général très peu visible au sein de cette peau pigmentée. Un pansement simple ou avec traction du mamelon est confectionné.
Des pansements sont à prévoir pendant une quinzaine de jours après l’intervention jusqu’à l’ablation des fils. Les douleurs sont calmées par des antalgiques classiques.
La projection finale du mamelon s’apprécie à environ 1 an avec la stabilisation des phénomènes rétractiles. Il faut bien comprendre que la cure de l’invagination ne peut faire sortir que le mamelon qui existe : ainsi, un mamelon court invaginé donnera après intervention un mamelon court «  désinvaginé ». Les cicatrices sont le plus souvent limitées et peu visibles.

Vous trouverez sur cette page toutes les informations pouvant répondre à certaines questions que vous vous posez.
N’hésitez pas à contacter le cabinet du docteur Martin pour toutes informations suplémentaires ou pour une prise de rendez-vous.

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